Apprendre & Pratiquer le métier d'écrivain

Aimeriez-vous apprendre à vous motiver pour écrire ?

Ecrire, c’est aussi savoir se motiver. Ceux qui réussissent brillamment dans ce qu’ils entreprennent, qu’importe le domaine où leurs compétences s’exercent, ont au moins un point commun : une motivation qui ne faiblit jamais.

L’écriture n’échappe pas à la règle.

Seulement, il n’est pas évident d’être en permanence déterminé à noircir des pages. Il est plus que rare que quelqu’un se tienne constamment derrière nous pour nous applaudir chaque fois où on parvient à boucler un paragraphe de bonne facture.

Aussi je vous propose d’effectuer un petit tour d’horizon des moyens susceptibles de débloquer certains freins.

 

Pourquoi on doit renoncer au renoncement ?

On l’a tous connu, ce moment où la blancheur de la page semble être un désert sans fin.

On pourrait le survoler de nos pensées des heures durant sans que la moindre oasis apparaisse, la déshydratation intellectuelle asséchant notre plume, faisant que l’on renonce.

Renoncer ? Vraiment ?

Ah non, hors de question de passer une journée sans coucher quelques lignes sur le papier !

À moi, conte, deux mots.

J’emprunte à Corneille en la détournant une fameuse réplique de Le Cid (Don Rodrigue et le comte s’en remettront) afin de souligner l’importance pour les conteurs que nous sommes de s’obliger à griffonner, symboliquement parlant, au moins deux mots sur un coin de page. Et ce du 1er janvier au 31 décembre.

Être les culturistes de la culture

Quand l’inspiration n’est pas au rendez-vous ou que l’envie de s’y mettre est plus que timide,  il faut quand même écrire. Pourquoi ? Vous connaissez bien sûr la réponse : les biceps de l’écriture se gonflent à la seule condition qu’ils soient sollicités chaque jour. Et il s’agit d’être costaud si l’on veut mener son projet littéraire à bien.

Réfléchir à sa motivation pour motiver sa réflexion

Se motiver pour écrire vous semble peut-être une démarche un rien abstraite faute d’avoir les bonnes raisons ou les méthodes idoines afin de parvenir à franchir le cap d’une lassitude passagère.

On s’arrête peut-être trop peu souvent sur ce qui déclenche notre volonté d’écrire. Quand cette envie nous fait subitement défaut, on ne sait donc pas forcément quels leviers activer afin de relancer la machine. Sans que cela résolve tout, on sera moins démuni face à une motivation en berne si on réussit à s’expliquer pourquoi elle l’est.

C’est pourquoi je vous suggère six points pour aller de l’avant. Je vous les présente sans ordre particulier, l’un ou l’autre pouvant éveiller un écho différent selon les personnes qui me liront.

 

6 actions concrètes pour se motiver  à écrire

 

1) Ne soyez pas celui qui est passé à côté d’une idée géniale

Le jour où vous n’écrivez pas est celui où vous risquez de perdre à jamais une très bonne idée. Gardez ça à l’esprit. Considérez tout ce qui vous échappe par flemme, désabusement ou en vous réfugiant derrière de fausses priorités – la base de la procrastination.

Rien qu’envisager la possibilité de trouver ne serait-ce qu’une seule phrase qui fasse mouche est encourageant, n’est-ce pas ?

Une phrase. Ce n’est pas si compliqué.

Il est plus que probable qu’avec un peu de persévérance, vous parviendrez à l’élaborer dans ce qu’elle a d’unique. Ce jour-là et pas un autre.

 

2) Imprimez à votre écriture un mouvement perpétuel

Cesser d’écrire un seul jour, c’est briser une dynamique. Cela nous oblige à retrouver un élan qui nous était devenu naturel et qui d’un seul coup réclame un surcroît d’énergie et une concentration à remobiliser. Pourquoi s’infliger des efforts supplémentaires quand il est si facile de se les épargner par le seul fait d’être constant ?

On sait combien il est compliqué de trouver un rythme lorsqu’on écrit, et par conséquent comme il est primordial de le conserver. Prendre le risque de dérégler sa cadence de travail est plus que regrettable au regard de ce qu’il suffit d’accomplir pour la maintenir.

Quand on mesure l’effort somme toute minime à fournir et le bénéfice immense qu’on en retire, il devient subitement plus aisé de surmonter un moment de découragement, pensez-y !

 

3) Offrez à votre talent ses plus belles victoires

Paul Morand a un jour dit : « Je n’aime pas écrire. J’aime avoir écrit. », ce qui est une excellente formule. Elle traduit pour chacun d’entre nous, selon les périodes, une réalité : parfois, on peine tellement pour aligner une dizaine de mots qu’on ne ressent pas la jubilation habituelle de mettre notre pensée en forme, et seule subsiste la satisfaction du résultat.

Cependant, à la suite de Morand, j’ai appris à me dire : « Je n’aime pas ne pas avoir écrit. » Il faut que cela devienne une frustration lorsque cela arrive. Mais une frustration positive, si j’ose dire.

Comme les sportifs de haut niveau dominant leur discipline, ayez la haine de la défaite : ne pas écrire en est une que l’on inflige à son talent.

 

4) Lisez ce que vous aimeriez écrire

Un procédé conseillé par des écrivains de renom pour transformer nos neurones paresseux en des rouages d’une redoutable efficacité consiste, avant de s’atteler à la tâche, à lire ou relire des passages de nos auteurs préférés, ceux qui d’ordinaire nous inspirent.

Ceux qui nous ont inoculé le virus de l’écriture.

C’est une manière comme une autre de se sentir accompagné dans cet acte par nature si solitaire. Comme si l’espace de quelques minutes, on nous prenait par la main pour nous guider vers les contrées fécondes de la création.

Les autobiographies d’écrivains sont à ce titre de vraies mines d’or pour un auteur en herbe commençant à désespérer de dénicher le bon filon. En dehors des astuces évoquées par ces professionnels aguerris pour progresser à tous les niveaux, la vision qu’ils ont de leur métier est précieuse.

Lire pour garder en permanence le goût d’écrire vous paraît d’une simplicité suspecte ? Essayez ! Il n’y a rien d’autre à redouter de cette pratique que votre étonnement de découvrir qu’elle fonctionne.

 

5) Tendez devant vous le miroir de votre destin

Un moteur puissant à ne pas négliger pour vous mettre en mouvement quand l’envie n’est pas au rendez-vous : pensez à ce que deviendra votre existence quand vos efforts seront couronnés de succès. Quand vous serez publié.

Je ne parle pas de devenir millionnaire, même s’il n’est évidemment pas désagréable d’assurer son avenir financier et de vivre dans un certain confort par la seule grâce de son imagination. Bien sûr, que ça compte.

Mais tout aussi important, si ce n’est plus, c’est le reflet que vous renverra votre miroir après ça. Pas celui de votre salle de bains : votre miroir mental. L’éclat nouveau dont bénéficiera votre personnalité et dont vous pourrez vous féliciter chaque jour de votre nouvelle vie.

Cerise sur le gâteau, la fierté que vous lirez dans le regard de vos proches. Celles et ceux qui ont toujours cru en vous. Votre récompense sera aussi la leur.

Cela vaut le coup de se faire un peu violence, pas vrai ?

 

6) Songez que ne pas écrire n’empêche pas de réfléchir

Si toutefois vous êtes vraiment dans un jour sans, mettez-le à profit pour travailler sur ce qui dans votre écriture nécessite d’être amélioré. La documentation dans le domaine est pléthorique, aussi vous aurez matière à cogiter.

Vous ressortirez renforcé dans votre motivation par cette démarche, simplement parce qu’elle vous ouvrira de nouvelles perspectives.

Quand on acquiert une nouvelle technique, on est pressé de la mettre en œuvre.

D’ailleurs, n’avez-vous déjà pas hâte de noter quelques idées ?

 

N’attendez pas le huitième jour…

Bien sûr, en vous soumettant ces conseils, je ne prétends pas qu’ils conviendront tous à chacun d’entre vous. Mais si l’un ou l’autre, voire une combinaison de plusieurs, pouvaient vous permettre de franchir l’obstacle, vous et moi n’aurons pas eu ce petit échange en vain.

Je précise pour finir que je ne me pose pas en donneur de leçons quant au sujet de la motivation : par le passé, il m’est plus que souvent arrivé de remettre mes bonnes intentions d’écrivain au huitième jour de la semaine.

Un jour auquel le Créateur, quel qu’il soit, n’a jamais jugé utile de consacrer une seule seconde de son temps.

Par manque de motivation, sûrement…

Crédit photo Visualhunt
<a href= »https://visualhunt.co/a2/04efcb »>h.koppdelaney</a> on <a href= »https://visualhunt.com/re4/f539e2fa »>Visual hunt</a> / <a href= »http://creativecommons.org/licenses/by-nd/2.0/ »> CC BY-ND</a>

 

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