Apprendre & Pratiquer le métier d'écrivain

Onuphrius – revue de nouvelles en ligne

J’ai récemment évoqué dans un article dédié à René Godenne le site Onuphrius (1), dont il est, comme indiqué dans sa présentation, l’un des phalanstères. Rien que ce dernier terme indique l’amour des mots animant ceux qui font vivre cette mine d’or pour qui est friand de nouvelles.

J’ai découvert là des écrivains de talent auxquels je n’aurais sûrement pas eu accès via le circuit éditorial actuel, du moins en ce qui concerne les poids lourds du domaine. À l’honneur en ce mois d’avril, Hélène Rioux, dont j’ignorais tout. Lacune partiellement comblée par un de ses textes suivi d’un entretien des plus intéressants avec cette femme de plume.

En déambulant sur ce site, je suis allé d’un émerveillement à l’autre. Ah, mais sans la bande à Godenne, à côté de quoi serais-je passé ? Cette mine d’or là n’est que pépites. Des textes superbes et d’une incroyable diversité, qui plus est. Comme si ça ne suffisait pas, les commentaires des gens collaborant à cette entreprise sont souvent enlevés en prime d’être instructifs.

Vous ne perdrez pas votre temps en vous aventurant dans cet espace où l’on met à l’honneur le format court. Beaucoup de découvertes pour se rendre compte, si besoin est, que la nouvelle n’est pas qu’un bruissement du monde littéraire. Vous verrez qu’on trouve de tout, aussi chaque goût pourra-t-il être satisfait : ça va de la bluette aux textes plus sombres, de l’amusement à des sujets qui interpellent. Bref, c’est très complet.

Cerise sur la couverture : les illustrations accompagnant les textes et les articles sont un petit régal pour l’œil. Cette contribution au genre qui nous occupe est des plus étudiées, alors ne boudez pas votre plaisir ; Onuphrius est là pour nous, les marathoniens du cent mètres.

(1) Onuphrius ou les vexations fantastiques d’un admirateur d’Hoffmann est une nouvelle fantastique de Théophile Gautier publiée pour la première fois en 1832.

“Dans Onuphrius, Théophile Gautier écrit l’histoire d’un artiste possédé par Hoffmann, ou plus précisément « Hoffmann », car le nom du conteur allemand désigne en réalité Shakespeare, Goya, Gozzi, Nodier et Hoffmann lui-même. À travers l’histoire de cette possession diabolique, Gautier met en scène ses propres démons pour tenter de les exorciser. Le récit a pour enjeu l’exploration des conventions du fantastique et leur mise à distance par l’ironie afin de permettre au très jeune écrivain de trouver sa propre voix.”  Source L’érudit

Onuphrius, revue contemporaine de la nouvelle paraissant le 1er de chaque mois

> Lire la revue en ligne : http://onuphrius.fr/

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