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Le journal intemporel du Chat Noir – Dominique Beck – m2

Chronique parodique

Le chat de tante Agathe 

Version Belzébutha

 Tante Agathe détestait les chats. Si ce n’avait pas été le décès de sa mère, qui adorait son minou, elle n’aurait sûrement pas recueilli ce Mistigri.

Au sortir de sa boîte à chat, elle voulut l’installer dans la meilleure pièce de sa maison. Enfin, ce qu’elle pensait être la meilleure pour un chat. Car elle n’était pas rancunière, la tante Agathe. Elle avait bien compris que Mistigri ne l’aimait pas.  

Les choses allèrent cahin-caha, jusqu’au jour où le chat, profitant de l’ouverture de la porte, lui fila dans les jambes. Tante Agathe, affolée, se mit à lui courir après. Hélas, une voiture arrivait. Elle renversa la vieille dame. Plus tard, après les obsèques, Mistigri bronzait au soleil sur la tombe généreusement offerte par la commune. Avec l’aide des neveux sans doute.

Ce qu’il aimait par-dessus tout, c’était l’arrivée d’un nouveau convoi des pompes funèbres. Nouvelle tombe, nouvel endroit pour bronzer. La nourriture, il n’en avait rien à faire, il se débrouillait très bien avec les souris de tout poil et les oiseaux.

La belle vie, quoi.