Apprendre & Pratiquer le métier d'écrivain

Le pitch, le long chemin de la théorie à la pratique

Le pitch reste l’une des notions clés pour élaborer des histoires et des scénarios. Une bonne intrigue est constituée d’une série de pitchs qui s’articulent entre eux de manière à fasciner un lecteur. Sans pitch l’histoire manque de contenu, d’intérêt, de relief et de rythme.

Formant des écrivains, nous constatons tous les jours à quel point il est difficile pour les auteurs de maîtriser cette technique. C’est une situation paradoxale : le pitch n’est pourtant pas si  difficile à assimiler. C’est d’autant plus regrettable que parmi nos auteurs, ceux qui décrochent leur contrat d’édition, maîtrisent le pitch. Ce n’est  pas un hasard : c’est la base  pour élaborer un séquencier (méthode pour structurer un récit).

Cet article rappelle ce qu’est un pitch. Il aborde ses difficultés d’apprentissage et comment les résoudre.

 

 

Sommaire

Il y a pitch et pitch !

 

Pourquoi le pitch est-il si important ?

Le pitch exprime une histoire et son intérêt en quelques mots. Il sert aussi à structurer une intrigue et à vendre ensuite son texte à des lecteurs. Peu importe d’ailleurs la longueur du texte auquel il se rapporte, le pitch reste aussi bref qu’ indispensable.

Le pitch est précieux dans la phase de préparation de votre écriture. Avant d’écrire de longs développements, définir le pitch qui lance votre histoire, vous économisera bien des efforts et des égarements. Il vous incitera à concevoir une histoire en plus originale. Un défi qui s’impose à tous les écrivains afin d’être lus.

L’exercice exige d’être concis, concret, simple et expressif. Ces exigences supposent de s’exercer régulièrement pour acquérir cette tournure d’esprit. Poursuivant la lecture, vous allez voir comment vous y prendre.

 

Qu’est-ce que le pitch au juste ?  Méfiez-vous des définitions !

Les multiples définitions vues sur Internet et dans les manuels ne facilitent pas la compréhension. Examinons ce que nous propose Wikipédia : « Le pitch, mot anglais tirant son origine de sales pitch (« argument commercial »), est la synthèse d’un récit, d’une œuvre de fiction, à travers une phrase ou un petit paragraphe.

C’est l’argument, le ressort dramatique, ou encore l’accroche, parfois destiné à vendre un script à un producteur. C’est également un outil d’écriture. Les utilisateurs d’expression anglaise distinguent le tagline pitch, qui se rapproche du slogan, du one line pitch, qui est la ligne directrice ou le résumé du récit en une phrase.

En France, l’expression (familière) est parfois utilisée dans les médias audiovisuels pour désigner un résumé ou un court synopsis (exposé succinct de l’histoire). »

 

Beaucoup de définitions insatisfaisantes

La variété des définitions a de quoi nous interloquer : l’imprécision provoque des confusions. Un pitch n’est pas strictement un résumé dans le sens où il ne se limite pas à l’idée essentielle de l’histoire, ou encore à la première étape d’un récit.

Un pitch n’est pas uniquement  une accroche visant à captiver l’attention et l’intérêt du lecteur, en lui fournissant une introduction courte et attrayante d’un sujet.

Un pitch n’est pas qu’un slogan ou quelques phrases martelées afin de suggérer une marque comme « Caprice à deux, caprice des Dieux »

Un pitch n’est pas non plus seulement qu’une formule percutante telle que pourrait l’être une citation ou encore un trait d’esprit

Le pitch ne se réduit pas non plus  à  un argument commercial pur, soit une caractéristique d’un produit ou d’un service lié à un avantage d’utilisation pour le consommateur. Par exemple L’Ipod : « Quelques grammes de technologies dans votre poche, des centaines de musiques à écouter ! »

 

Mais, un bon pitch possède toutes ces qualités :

  • Il captive l’attention immédiatement
  • Il intrigue par une situation inhabituelle
  • Il enflamme l’imaginaire de votre lecteur par son intérêt
  • Il suscite des questions et éveille la curiosité
  • Il surprend, car la question traitée est originale
  • Il pose un problème intéressant, divertissant, inédit

Ce qui manque ici aux auteurs, ce n’est donc pas une liste d’effets à produire, mais d’un mode d’emploi pour  parvenir à les produire en rédigeant un pitch de 2 lignes.

 

La meilleure définition du pitch pour les concepteurs d’histoire

La meilleure définition que nous avons trouvée au fil de nos lectures et de nos années de formation d’écrivain est celle donnée par Yves Lavandier, dans son ouvrage : Construire le récit. Ce manuel à la fois pointu et pédagogique permet en effet de sortir de la confusion. Il apporte une formulation claire de ce que doit être un pitch  en structurant dès le départ votre histoire. Voici cette formule :

«  Dans telle arène (l’environnement et la situation de votre héros), à la suite de tel élément déclencheur, tel personnage se bat contre tels obstacles pour atteindre tel objectif »

Avant d’injecter les éléments de votre histoire dans la formule d’Yves Lavandier en vue d’obtenir un bon pitch, n’oubliez pas de penser à votre lecteur. C’est en pensant à lui que vous parviendrez à rendre chacun de ces ingrédients attrayants et intéressants. N’oubliez pas : le pitch  est avant tout un problème intéressant qui se pose à votre héros

Il vous faudra donc :

  • Un environnement adéquat pour le déroulement  de votre histoire, représentatif d’une époque, d’une société, le tempérament de vos personnages…
  • Une situation dans laquelle évolue votre protagoniste
  • Un obstacle imminent, incontournable, un problème excitant, inattendu
  • L’objectif contrarié de votre héros : sa motivation doit être suffisamment forte pour le pousser à agir afin de dépasser cette difficulté
  • Un enjeu fort : votre personnage doit être sous pression

 

Et le tout en deux lignes, s’il vous plaît.

Voici l’exemple donné par Yves Lavandier   : « Un braqueur professionnel décidé à se ranger est pris en otage par un braqueur amateur. Il se bat pour prouver son innocence. » Vous sentez qu’une suite de péripéties va découler de cette situation. De multiples  difficultés s’annoncent.  Ce point de départ contient le moteur de l’histoire. Le pitch, c’est aussi le sujet de votre histoire.

 

Le mécanisme interne du pitch : l’obstacle

 

Le conflit et la tension

L’obstacle surgit quand le personnage est soumis à un changement défavorable de sa situation. L’incident déclencheur est porteur de la mauvaise nouvelle et révèle l’obstacle. Il existe alors un conflit entre les intentions de votre héros et l’évolution d’une situation. Il devra fournir des efforts pour s’extirper de cette situation délicate. Il vit donc sous pression. Cette tension sera partagée avec les lecteurs. L’origine du problème peut être extérieure, c’est-à-dire indépendante de l’action ou la volonté de votre personnage ou au contraire prendre naissance dans sa psychologie et se manifester à travers ses comportements.

Prenons un exemple afin d’ illustrer cette notion d’obstacle. Dans l’homme qui rétrécit de Richard Matheson, le protagoniste diminue au point de vivre dans une maison de poupée. Accidentellement, il est projeté au sol sous les yeux médusés du chat. Devenu une proie, notre personnage court vers l’escalier, mais la première marche est devenue trop haute…

Dans cet exemple, la situation est dangereuse et l’issue incertaine. Le suspense apporte cette tension, propre aux bons pitchs.

 

Quelques exemples d’obstacle

Un paradoxe : être ruiné au moment de la ruée vers L’or

« Le Général Suter, parti d’Allemagne où il était poursuivi par la police, traversant la France en y commettant quelques larcins pour survivre et se payer son voyage, débarque en 1834 à New York. Il traversera les États-Unis, s’établira en Californie pour devenir l’homme le plus riche du monde et sera ruiné par la découverte de mines d’or sur ses terres. » Cette histoire est celle du roman

« L’or » de Blaise Cendrars.

Le coup de théâtre : une impossible bonne intention

Nous retrouvons notre exemple : «Un braqueur professionnel décidé de se ranger est pris en otage par un braqueur amateur. Il se bat pour prouver son innocence. » Vous reconnaissez peut-être le pitch du film les fugitifs avec Gérard Depardieu et Pierre Richard.

Vous remarquerez au passage que la formulation du pitch doit être suffisamment concrète et précise pour qu’un lecteur puisse se sentir concerné par l’histoire qui va être racontée et être incarnée par des acteurs (ou des personnages) .

Voici le pitch présenté sur le site Allo Ciné : « Les temps sont durs pour François Pignon qui doit soigner sa fille. Il s’est même résigné à braquer une banque. Il va jusqu’à prendre en otage Jean Lucas, un ancien repris de justice sortant tout juste de prison, pourtant bien décidé à devenir honnête… »

 

Cultivez le sens de l’opposition et de la dramatisation

 

Entrainez-vous et notez les conflits afin de nourrir votre imaginaire

Revisitez votre bibliothèque et vous pourrez élaborer une liste des difficultés rencontrées par vos héros préférés.

– Ne pas avoir d’odeur personnelle alors que l’on s’apprête à devenir un concepteur de parfum renommé :  Le parfum de Patrick Suskind

– Ne plus réussir à effrayer une famille d’Américains matérialistes  lorsque l’on est un fantôme installé depuis plusieurs siècle dans son château : « Le fantôme de Canterville », d’Oscar Wilde

Vous pourrez constater que ces obstacles sont plus ou moins angoissants.  La situation peut générer également sa part de suspense. Il existe dans ce domaine un concept encore plus fort que le pitch : le high concept.

 

La dramatisation extrême de l’obstacle : le high concept !

Le « high concept » s’applique à un  sujet  fort qui fait saliver. La tension dramatique devient extrême. Par exemple : « Un policier se bat pour neutraliser la bombe qui se trouve  à bord d’un bus et qui explosera si le bus roule à moins de 80 km/h. »

Vous l’avez compris, coller la pression à vos personnes facilite la captation de l’attention de vos lecteurs. Ils auront ainsi l’impression de vivre des aventures palpitantes à un rythme d’enfer.

 

Comment vérifier que vous tenez un bon pitch ?

Voici une liste de critères qui vous permettra d’évaluer la pertinence et la formulation de vos pitchs.

 

La cohérence

– L’objectif du personnage doit être en rapport avec sa psychologie

– Le conflit doit être important, saisissant, inhabituel

– Tous les éléments du pitch doivent être liés logiquement et susciter une action claire de votre personnage. «  C’est parce qu’il y a un lien logique entre protagoniste, incident déclencheur et objectif que le pitch est un outil si précieux. Il aide le spectateur à comprendre les motivations du protagoniste. » Lavandier

 

L’expression

– Claire, précise, concrète. Le lecteur doit comprendre et se représenter exactement le problème posé, son ampleur, les enjeux

– L’expression doit frapper les esprits le plus rapidement possible

 

La simplicité de votre intrigue

Le problème rencontré par votre héros doit être présenté en moins de 20 mots. SI ce n’est pas le cas, votre sujet n’est pas assez mûr. L’excès de détails est un signe qui ne trompe pas : vous n’avez pas défini votre sujet, ni délimité ses contours.

Souvenez-vous de cette citation d’Albert Einstein : « Si vous ne pouvez pas vous l’expliquer simplement, c’est que vous ne le comprenez pas suffisamment bien. »

Persévérez ! Entraînez-vous…

 

Les principaux obstacles à l’apprentissage du pitch

 

La complaisance de l’auteur le rend hermétique à l’apprentissage

Si le plaisir d’écrire pousse à produire des textes, il conduit aussi à la jouissance de soi-même. Ainsi, hypnotisé par lui-même, l’auteur perd la conscience de ce qui est important dans la composition d’un texte : il perd aussi son sens critique. Il rejette toute critique, modification, correction et réécriture au nom de son bon plaisir et de sa liberté d’expression.

Les débutants, souvent les plus complaisants, écrivent au fil de la plume ignorant même le besoin de charpenter leur texte. Ils se retrouvent d’autant plus surpris que l’on puisse leur proposer des corrections. La méconnaissance d’une discipline explique bien des choses.

Et même lorsque l’existence et la nécessité d’utiliser la technique du pitch est connue, nous observons en formation  qu’il est toujours difficile de s’extraire de sa zone de confort. Nous assistons parfois à des compromis saisissants : des adaptations si personnelles de la méthode du séquencier que l’auteur la fait disparaître de ses préoccupations, pour son plus grand plaisir.

 

Se considérer comme écrivain accompli alors que l’on est un débutant auto-publié

Trop d’auteurs débutants conçoivent l’auto-édition comme l’accomplissement ultime , comme si le livre imprimé était la preuve matérielle de leur talent. Ce type de livre agit parfois comme un miroir narcissique jusqu’à en oublier des réalités élémentaires. Un écrivain sans lecteurs n’existe pas. Les professionnels se forment toute leur vie. Ils savent que le succès reste éphémère et qu’ils devront dans tous les cas se remettre au travail et partir de zéro avec leur prochain livre.

L’auto-édition reste cependant l’une des meilleures solutions pour se confronter aux réalités de l’édition en s’efforçant d’être lu. Cette perte de lucidité, bien humaine et compréhensible lorsque l’on a déjà fourni beaucoup d’efforts, ferme ces auteurs autoédités à la formation ; alors que les exigences des lecteurs sont grandissantes. C’est vraiment dommage de ne pas exploiter une telle opportunité.

La réalité est que rien n’est jamais acquis : ni l’intérêt d’un public ni l’aptitude à avoir des bonnes idées et à les utiliser dans une histoire. Le résultat n’est jamais garanti même pour les écrivains chevronnés.

 

Se laisser enfermer dans des certitudes, des habitudes, des préjugés et une théorie

Progresser signifie aussi accepter de changer. Il faut bien admettre que cela peut-être déstabilisant et stressant. Le repli sur soi permet de se protéger mais réduit l’ouverture d’esprit nécessaire à une formation.

Le plus souvent, ces vieilles habitudes bloquantes remontent à des décennies. Leur répétition leur donne la puissance d’un automatisme. Elles deviennent instinctives et l’auteur se retrouve aux prises de ce qu’il considère comme étant naturel et instinctif.

Et l’un de ces automatismes concerne le sujet. Rappelons qu’un sujet en littérature est un bon pitch et non pas une simple thématique et un angle pour l’aborder au cours d’un récit. C’est l’une des raisons majeures qui rend l’assimilation du pitch difficile.

 

Connaître les tenants et les aboutissants de son histoire avant d’écrire

Véritable syndrome de la culture de l’écrit en France, l’écriture s’envisage « au fil de la plume », sans  contrainte. Le plaisir est perçu comme  incompatible avec la rigueur d’un plan, une réflexion préalable  ou un effort de clarté pour être compris.

Vous vous doutez qu’en accompagnant des écrivains en devenir, nous assistons à des comportements parfois surprenants. Cette semaine, l’ un de nos auteurs a rédigé tout un séquencier en laissant de côté les pitchs qu’elle reconnaissait comme étant non aboutis. Elle pensait sincèrement tenir une bonne histoire… pour comprendre finalement qu’en écrivant au fil de la plume, elle ne savait plus où elle allait. Elle trouvait elle-même que son histoire n’était pas crédible ni très originale et ne savait plus comment s’y prendre.

Écrire au fil de la plume permet de trouver des idées mais cette manière de procéder ne remplacera jamais les bénéfices d’une analyse et d’une réflexion préalable afin de construire son histoire.

 

Manquer de rigueur

Le manque de rigueur s’observe certe dans l’écriture mais aussi dans la lecture d’une explication et la compréhension superficielle d’une méthode. Les mots  utilisés se substituent les uns aux autres jusqu’à mélanger les indications utiles à l’application de la méthode.

Voici un exemple d’approximation noté par Yves Lavandier. « Un pitch doit résumer l’action et non le sens du récit. Il ne contient ni l’intention de l’auteur, ni le résultat final. »

Rester précis et utiliser les mots dans leur sens exact sont autant de conditions pour rédiger un bon pitch. Évitez les formules vagues, générales, les détails non significatifs. Cette précaution vous aidera à vous débarrasser de vos appréhensions et de vos automatismes.

 

Ne pas se former et sous-estimer le rôle d’un formateur

Lire une méthode et être capable de bien l’appliquer ne sont pas synonymes. L’auto-apprentissage a ses limites. Qui décèle vos incompréhensions, vos lacunes et vous explique comme y remédier ? Il faut bien reconnaître que le rôle de formateur est mal connu.

L’offre d’atelier d’écriture est pléthorique, ainsi que l’offre de cours et de formations proposées par toutes sortes de personnes. Ce n’est pas parce que l’intervenant est un écrivain célèbre qu’il sera en capacité de vous accompagner sur ce long chemin  qui mène de la théorie à la maîtrise, au mépris d’ailleurs de la réglementation française. Songez qu’il n’existe que quelques organismes de formation seulement habilités à vous former en France.

C’est un métier que de transmettre un savoir-faire. Il faut savoir-faire soi-même avant de décortiquer les incompréhensions, percevoir les mauvaises habitudes et imaginer des solutions pour rendre la technique accessible et acceptable. A lui aussi de varier son discours et ses approches, d’inventer des parcours, des activités qui vont faciliter l’assimilation de ces savoir-faire sans cesser de motiver celui qui apprend.

 

Une astuce  pour sortir de  l’enlisement « pitchéen  : dramatisez un incident

Nous allons voir comment passer d’un récit  d’événement à une intrigue en vous servant de vos connaissances. Vous savez intuitivement ce qu’est une histoire. Dès que vous êtes confronté à  des événements qui vous sortent de la routine, de la norme, de ce que vous connaissez, vous commencez à penser : quelle histoire !

Ce qui est central , outre cette  une rupture avec la banalité, c’est cet obstacle, un conflit qui met les personnages sous pression. Souvenez-vous qu’une histoire se compose toujours de 3 parties : l’émergence d’une situation problématique qui se complique puis se dénoue, selon  le modèle : action – problème – résolution. L’action en littérature n’est pas une simple action. Elle se doit d’être dramatique.

Toutes les histoires ont la particularité de comporter un problème intéressant, une résistance empêchant le personnage principal de réaliser  quelque chose d’important pour lui à un moment clé. Il peut aussi se retrouver embarqué dans un imbroglio dont il devra s’extraire.

Voici un exemple qui vous donnera à sentir cette notion.

 

De l’action à l’action narrative

Utilisons les bons principes énoncés en choisissant une action de la vie courante : une infirmière nettoie le dentier d’une vielle dame. Rien n’exitant, n’est-ce pas !

Transformons-là en une action narrative :  pour empêcher une vieille pensionnaire de séduire un vieux résident, une infirmière lui confisque  son dentier (La maison du sourire).

Ici les intentions fort banales de cette vieille femme sont contrariées par une infirmière malveillante, à tel point que l’on hésite entre le rire et les larmes. Cet obstacle contribue à dramatiser cet incident, à intriguer bref à le romancer.

Pensez à varier les obstacles rencontrés par vos personnages, ainsi que la nature de leurs motivations : conflits d’intérêt,  opposition entre des personnes, des incidents, des coups de théâtre, des rebondissements, des erreurs, des maladresses commises par le héros ou un autre personnage, imprévus, espérances  déçues…

L’ensemble des incidents et leur dramatisation constituent une intrigue, à condition de relier ces obstacles avec des liens de cause à effet. C’est ainsi que vous parviendrez à crédibiliser une histoire à partir d’un pitch et à batir solidement l’architecture de votre intrigue.

 

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Références

construire un récit Yves Lavandier

Constuire le récit, Yves Lavandier Ed. Le clown et l’enfant.

 

 

 

 

 

 

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